FLASH INFO: Montpellier – le toit d’une école d’ingénieur s’effondre après deux jours de tempête.
Mot du directeur: « nous allons reconstruire cette école en puisant dans les subventions Erasmus des étudiants » affirme-t-il à Sophie Dupont, notre envoyée spéciale, « cela fait des mois qu’on leur fait croire qu’ils vont toucher des aides pour leurs déplacements à l’étranger. C’est notre façon d’éduquer ici, casser les espoirs et les attentes de nos jeunes, car c’est comme ça qu’on forge le caractère ! Et c’est d’autant plus efficace quand on touche à leur porte-monnaie », ajoute-t-il, le sourire au coin des lèvres.
Du côté des étudiants, c’est le désarroi le plus total. Honorine* (nom modifié pour protéger son intégrité physique et morale) ne sait plus quoi faire. Honorine n’a toujours pas touché ses aides depuis la fin de son séjour Erasmus à Helsinki, terminé depuis maintenant 2 ans et demi: « Ils sont forts, j’étais vraiment convaincue qu’ils allaient nous aider. Je ne sais plus quoi faire, je n’ai déjà plus qu’un rein, l’autre je l’ai vendu à des russes de passage, pour pouvoir payer mon chauffage au gaz naturel ». Honorine craque, et nous informe qu’elle ne peut plus continuer ses études et qu’elle travaillera d’ici peu comme vendeuse de titres de transport dans une station miteuse du RER à Corbeil-Essonnes, « un travail réellement en phase avec mes études, puisque j’étudiais pour avoir un diplôme d’ingénieur en génie des transports, les trains de banlieue, ça me connaît ». Il ne nous reste plus qu’à souhaiter un avenir radieux à cette jeune femme si courageuse, et espérer qu’elle touchera tout de même sa bourse Erasmus+ avant la naissance de son premier enfant.
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