L’étudiant lambda évolue aujourd’hui dans un milieu comportant de multiples facteurs anxiogènes. Au delà de l’absurdité certaine qui caractérise sa simple existence, il peut se demander ce qu’il a fait au bon dieu pour devenir l’actuel névrosé qu’il est.
Quel combat mémorable après tout, de vouloir à tout prix repousser ses limites, en commençant par son découvert bancaire, tellement profond que même British Petroleum pourrait y trouver des hydrocarbures.
Viennent ensuite le challenge scolaire et la capacité à aspirer à un bel avenir face à un taux de chômage grimpant l’Everest.
Enfin vient son ordinateur portable, qui décide de se suicider en plein projet. C’est vrai qu’ils se disputaient pas mal ces derniers temps, et que l’étudiant lambda n’était plus trop à l’écoute de ses problèmes.
Mais qu’importe, l’étudiant lambda avance, cherche des solutions, des réponses à tout, dans un univers auquel il ne pige rien.
Aujourd’hui, l’étudiant lambda a parlé à Siri, son ami d’Apple, à l’expression « gérer son stress », lui même ne savait plus quoi dire. Siri a enfin cerné les limites de la société. Siri sait. Siri l’a compris. Alors, cher Siri, l’étudiant lambda te remercie.
(Demain, oral de projet, autrement connu sous la dénomination « massacre à la tronçonneuse en enfer », priez pour mon âme, je vous aime tous).
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